Il n’y a pas que les libraires qui ont des coups de cœur…
Un livre vous a plu, vous voulez partager vos impressions, ou juste donner son titre, alors laissez libre cours à votre plume ici même.
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Voici un nouveau petit manuel avec de grosses idées.
C’est aussi une attaque directe contre les idées des décideurs et de leurs conseillers. Il y a des fausses évidences, 10, et des mesures pour sortir du problème, 22.
Je ne suis clairement pas d’accord avec tout cela: la bourse n’a pas de but en soi, alors inutile de lui en créer un pour ensuite le détruire. Mais c’est une analyse intéressante, avec des moyens d’en sortir qui méritent discussion.
Notamment le fait de reconstruire en se basant sur des principes durables. Définitivement à creuser.
Il y a quelques 630 signataires, beaucoup faisant partie d’ATTAC je suppose. Il faudrait faire le décompte, et analyser par d’autres économistes, pour avoir une seconde opinion :)
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Zoé est malheureuse. Zoé a un métier con (hôtesse d’accueil dans les salons), un copain con (et au chômage, ce qui ne le rend pas plus sympathique) et elle se sent piégée dans cette vie de merde. En plus, elle habite un appart pourri, se fait chier dans les transports en commun. De son côté, Thomas vit cloitrer dans son immense appartement parisien avec son chat, il est écrivain mais n’écrit plus, il reste bloqué à la première ligne, se contente de lire les articles de ses parutions passées, des best-sellers. Un rien imbu de sa personne, le Thomas ! Un jour, Thomas regarde pas la fenêtre et voit Zoé prendre sa pause déjeuner. Les regards se croisent… S’ensuit le prévisible: l’histoire d’amour, le retour de l’inspiration pour Thomas, la révolution de la vie de Zoé,… C’est sans compter les fantômes du passé…
C’est bien simple, j’ai dévoré la BD en question: sitôt achetée, sitôt lue dans le RER me ramenant chez moi. C’est bien dessiné, dans le style simple et agréable du blog de l’auteur, mais c’est surtout l’intrigue qui épate ici, par son retournement de situation (no spoil). Un rien rapide sur la fin, on aurait peut être plus aimé une histoire un peu plus longue avec un peu plus de suspense. Mais ça reste exquis, donc pas de retenue.
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Ma grand-mère me disait toujours, lorsque j’étais petite, qu’il ne fallait pas parler aux gens que je ne connaissais pas, de ne rien accepter d’eux et de ne pas les suivre. En gros, de faire très attention à ce que je faisais dans la vie, aux gens à qui je parlais, etc. De la même manière que l’on est attentif à qui nous parlons « IRL » (In Real Life, en bon anglais shakespearien de gameurs), on devrait faire preuve de cette même attention dans notre vie numérique. En effet, nous utilisons Internet de manière de plus en plus « banale » : recherches d’informations, achats en ligne, partage de documents… Par contre, certains comportements relèvent parfois de l’inconscience, même s’ils sont situés sur Internet. C’est ce que Xavier TANNIER, maître de conférence à l’Université Paris-Sud 11, spécialisé dans le traitement automatique des langues et l’extraction d’informations, explique dans son livre « Se protéger sur Internet — Conseils pour la vie en ligne ».
Et de commencer par jeter un pavé dans la mare : ce n’est pas parce qu’un service est gratuit que vous ne devez pas le payer. En effet, Facebook, Google et consort vous offrent des services en apparence gratuits. Juste en apparence ! Derrière se cache un véritable marché de données : chaque requête Google, chaque groupe Facebook est collecté pour dresser les profils des consommateurs et ainsi proposer de la publicité ciblée. Il existe en effet mille et une façons de collecter des informations : formulaires, requêtes, cookies… Les moyens de suivre une personne sur le Net ne manquent pas, de même que les moyens frauduleux. Vient ensuite le concept de vie privée sur Internet, qu’elle soit au domicile ou au lieu de travail. En effet, la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle est bien mince (que celui qui n’a jamais vérifié ses mails personnels, son compte Facebook ou Twitter durant ces heures de travail se lève… personne… vraiment ?). Même dans ce cas, l’employeur est dans l’obligation de respecter la vie privée de son employé. Un employeur ne peut pas consulter les mails contenus dans un dossier nommé « Personnel », par exemple. Pour le cas du filtrage d’Internet sur le lieu de travail, l’employeur a l’obligation de vous informer au sujet des restrictions mises en place et d’en communiquer les raisons. Autre activité très répandue sur Internet: la recherche d’informations et la production de contenu. Là encore, il est rare que le premier réflexe soit de vérifier les sources de ce que l’on lit / publie. Théories de complots, hoax, blogs et autres commentaires, on trouve de tout sur Internet, à boire et à manger (la preuve sur ce blog :) ). La solution selon l’auteur : affûter son esprit critique et ne pas relayer aveuglément n’importe quelle information.
Complet, ce livre fait la part belle à toutes les techniques de flicage et de collecte d’informations sur Internet. Si on ne rentre pas dans le cœur de la technique, c’est pour vulgariser le fonctionnement d’Internet à un public plus néophyte, et ça marche bien. C’est typiquement un livre que je mettrais volontiers dans les mains de ma mère : bien expliqué, il ne porte pas de jugement. Si Google et Facebook sont mis en avant, ce n’est pas pour les diaboliser et dire qu’il ne faut surtout pas avoir un profil sur Internet, mais plutôt pour inciter les gens à avoir une attitude responsable sur Internet et plus réfléchie. Cette photo peut-elle être partagée sur Flickr, puis-je dire ceci sur ma page Facebook, cette information peut-elle être mise sur Wikipédia ?
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Voilà un cadeau de Noël qui n’a pas fait long feu. Sur l’eau de H.M. van den Brink. Aussitôt ouvert, aussitôt terminé, tellement la lecture en est facile, claire et agréable.
Été 1939. Qui peut être heureux durant cet été 1939, alors que l’Europe toute entière retient son souffle. Le calme avant la tempête. Pourtant à Amsterdam, un jeune homme trouve encore le moyen d’être heureux. Anton, jeune adulte, ne vit que pour une chose: l’aviron en duo sans barreur, avec David, son coéquipier de toujours. De basse extraction et sans véritable ambition dans la vie, Anton n’a que ça dans la vie, cette entente parfaite entre son corps et le corps d’un autre, ces mouvements parfaitement synchrones, ce bonheur fait « de chair, de muscles, de soleil et de bois, d’eau et de pierre ».
L’histoire tient dans ce simple synopsis. Rien de plus, rien de moins. Ici, pas question de faire travailler sa logique dans une intrigue ou des rebondissements tarabiscotés, car le peu tient en ces quelques lignes: entraînement d’un été pour des Jeux Olympiques qui n’auront pas lieu, espoirs vains des partenaires, d’autant plus vains que David prépare son départ, fuyant le nazisme et ces horreurs. Une ode à la nature par le biais de la rivière, au sport par le biais de l’aviron, à l’amitié par le biais des deux compères et au bonheur dans sa forme la plus simple à travers Anton. Magnifiquement écrit, lyrique, ce petit bijou aurait mérité son prix Médicis. Avec le talent de l’auteur, rien n’est encore perdu.
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Imaginez le monde de 2018. La fin du monde de 2012 n’a pas eu lieu mais on se demanderait presque si c’est un bien. Surtout, Google règne en maître absolu sur le monde, imposant ces diktats et ces décisions aux États qui ne deviennent alors que des fantoches à la solde d’une multinationale tentaculaire et immorale. Imaginez un monde régit par un homme paranoïaque, dont la seule vision du monde est l’amélioration de l’humain et l’immortalité de l’âme, quitte à bafouer toutes les lois (dont la bioéthique, entre autres). Bienvenue dans la démocratie Google !
C’est le prédicat qu’ont fait les 2 auteurs de ce roman d’anticipation quelque peu exagéré, David ANGEVIN et Laurent ALEXANDRE. Pour la partie vérité, oui, Google a investi quelques millions de dollars dans une société de biotechnologie, 23AndMe, gérée par Anne Wojcicki, épouse de Sergey Brin. Ledit Sergey Brin qui a fait tester son ADN et y a trouvé des prédispositions pour la maladie de Parkinson. On va maintenant pouvoir passer à l’exagération de l’histoire. En 2018, non seulement tout le monde se fait tester son ADN, mais en plus tout le monde se le fait bidouiller. Palier à certaines maladies, une prédisposition à prendre du bide, à faire du cholestérol, etc. De la même manière, on peut “commander” le sexe de son futur marmot, la couleur des yeux, l’intelligence, etc. Le brassage génétique et la sélection naturelle ne se produisent plus et l’être humain peut alors devenir une sorte de super-animal ne souffrant de presque plus aucune maladie. Parallèlement, une sorte de résistance à ce mouvement se crée. Des groupes de terroristes s’organisent pour contrecarrer les plans des “transhumanistes”. C’est ainsi que Larry Page trouve la mort, tué en pleine rue par un extrémiste opposé à la modification de l’ADN. Sergey Brin, dont la maladie de Parkinson s’est déclarée, sombre à plus ou moins court terme dans une folie furieuse teintée de paranoïa, tout en restant à la tête de l’entreprise de Mountain View. Son but ultime, l’humain 3.0, l’intelligence artificielle, mais à quel prix ?
Extrêmement exagéré, ce livre pointe du doigt les dérives potentielles du système Google. En effet, imaginez un monde où la démocratie soit dictée par Google ? Pour ma part, je conseille, rien que pour le côté polar technophile, c’est un bon millésime. Pour le reste, c’est au regard de chacun de juger ce qui tient de l’excès, ou pas.
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Nous sommes en 1984, au japon. Aomamé est une tueuse professionnelle qui assassine des bourreaux de femmes. Tengo,est un brillant prof de math mais qui au fond de lui se rêve écrivain. A priori tout semble opposer ces deux jeunes gens sauf qu’un secret remontant à leur enfance les lie. Lorsque Tengo doit réécrire le livre d’une adolescente il ignore encore que ce texte le conduira directement en l’année 1Q84…. va t-il enfin y retrouver Aomamé?
Je suis d’accord avec K’li, Murakami fait parti de mes auteurs coups de cœur et on je retrouve à chaque fois avec plaisir! Son écriture est simple, épurée, poétique, envoutante! On suit les aventures de Tengo et Aomamé en tremblant à chaque page! et dire qu’il va falloir attendre l’année prochaine pour avoir la fin de l’histoire…..
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Hajime est un homme qui a réussi dans la vie : il est propriétaire de deux clubs de jazz qui fonctionnent, il est marié à une femme qu’il aime, il a deux enfants, une BMW, une maison à la campagne… Mais toute sa vie bien rangée et sans remous vole en éclats le jour où il revoit son amour d’enfance Shimamoto-san.
Haruki Murakami est un de mes auteurs préférés. En cela, je ne suis donc peut-être pas très objective. En tout cas, ce livre m’a beaucoup plu. L’écriture, le sujet, le personnage principal, son questionnement sur sa place en ce monde, sur sa vie quotidienne et fantasmée, sur ses relations amoureuses… tout ça a résonné en moi. Je me suis déjà confrontée à toutes ces problématiques, et je pense le faire encore. La force de Murakami est de savoir comment parler de toutes ces choses qui font notre quotidien avec une simplicité et une clarté telle que la profondeur de ses réflexions nous explose en pleine figure. C’est tout à fait le genre de livre qui fait réfléchir encore et encore après l’avoir lu.
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J’ai fini de lire le bouquin de Bottero. Il s’agit, comme les autres, d’un récit iniatique d’une jeune femme d’une caste privilégiée. On y retrouve des thèmes déjà présent dans d’autres livres de Bottero, comme la recherche de la liberté, la difficulté du choix qui découle de cette liberté. Cette fois, on trouve une insistance sur l’absence de prédestination : le hasard n’existe pas, ce sont nos choix qui nous conduisent là où nous allons.
On voit aussi une ébauche de réflexion sur les systèmes politiques.
En revanche, il y’a comme un air d’absence de suite :(
Vx
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J’ai beaucoup aimé ce livre. On y retrouve des thèmes chers au cœur de Bottero : la quête initiatique d’une jeune femme forte et éprise de liberté, le pouvoir et les conséquences du choix personnel, la responsabilité morale et l’idée que le monde est fait de nuances. J’aime aussi son écriture, forte, claire et fluide.
Bottero ouvre dans ce roman plusieurs portes et l’on peut entrevoir des liens avec des personnages tirés d’autres de ses trilogies. Le drame étant qu’il n’y aura pas de suite puisque l’auteur nous a quitté… Il faudra donc se contenter de cette fin.
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Avec “Huit saisons” de Justin Cronin, nous traversons les épreuves de la vie comme des villages perdus sur une route du fin fond des États-Unis : en posant au passage un regard emprunt de tendresse et d’indulgence pour les souvenirs que le chemin parcouru nous laissera.
Une façon particulière de narrer des histoires toutes banales, qui pourraient être celles des familles de chacun de nous : sans voyeurisme, sans grandiloquence, et pourtant avec une analyse très fine des émotions qui traversent les personnages. Un recueil de nouvelles qui ressemble à un roman. Une lecture qui ne s’écrit pas sur le sable, ne s’efface pas avec la vague du temps qui passe. Un roman qui s’encre dans le granit des émotions avec une élégante subtilité !
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Room
Emma Donoghue
Une chambre, un petit garçon de 5 ans et sa maman.Voilà les principaux personnages et lieu de ce roman étonnant, dérangeant mais poignant et lumineux. On comprend très vite que le petit garçon et sa maman vivent dans une seule pièce et que la maman a été kidnappée il y a quelques années. Le petit garçon n’a jamais connu le dehors et ne le connait qu’à travers mme télé. C’est par la voix du petit garçon de 5 ans que nous est déroulée la vie quotidienne du petit Jack, de sa maman et du Grand Méchant Nick. Un roman très fort à découvrir. Une découverte de la rentrée littéraire étrangère à lire chez Stock La Cosmopolite.
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Merci d’avoir posté.
Dommage que vous n’ayez pas mis le nom et le titre dans le formulaire, peut-être la prochaine fois ;)
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Accompagner un voyage municipal organisé, avec trente pépés et mémés, ça devrait être tranquille pour Ulysse, le chauffeur du car. Mais au fur et à mesure du voyage et de l’attachement qui remplace l’agacement d’Ulysse, ce sont toutes les petites misères et la féroce joie de vivre qui remontent à la surface. Mais aussi le doute, pourquoi cet empressement à faire modifier le parcours du car, les anciens auraient-il un plan derrière la tête ?
Un polar très court (100 pages à peine) écrit par le créateur du Poulpe, Jean-Bernard Pouy. Alors forcément, la morale y sera anarchiste, le verbe haut et le vocabulaire débridé. Mais surtout, si on se surprend à sourire voir à se marrer comme une baleine au détour de la page, l’émotion est au rendez-vous et la comédie s’empreint de gravité. La dernière page tournée, difficile d’abandonner Ulysse, Henri et Albert.
Il faut absolument lire cette nouvelle.
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Dans ce roman autobiographique, Delphine De Vigan nous plonge au coeur d’une passionnante enquête!
L’auteur replonge dans les souvenirs de famille, afin de comprendre qui était vraiment la femme qui la mise au monde.
Entre celle que l’auteur à connu et l’enfant que sa mère a été, un portrait étonnant va se dresser devant nous!
Mais la recherche du passé va aussi faire remonter à la surface de lourds secrets!
Jamais larmoyant, souvent émouvant, ce roman se lit d’une traite et nous met tous devant cette question : comment se construire, être soi , malgré les failles et les blessures du passé?
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Scénariste pour le cinéma, Jenny Wingfield a été remarquée pour Un été en Louisiane avec Reese Witherspoon et The Outsider avec Naomi Watts. Les Ailes de l’ange est son premier roman, en partie inspiré de ses souvenirs d’enfance en Arkansas.
Voilà qui éclaire sur la plume de cet auteur ! Et qu’elle plume ! Pour ceux qui seraient à la recherche d’un excellent roman pour l’été, “Les ailes de l’ange” devrait faire parti de votre sélection : trop tard pour moi je viens de le finir…
De quoi parle-t-il donc ?
Voici la présentation de l’éditeur :
Bercé par la musique country et le gospel, un premier roman lumineux qui nous plonge dans l’atmosphère languide du Deep South des années 1950. Une œuvre aussi drôle que bouleversante sur la perte de l’innocence, la solidarité familiale et la force de l’amitié.
Dans les plaines de l’Arkansas, dans une petite maison qui fait aussi épicerie et bar vivent les Moses, une famille joyeusement bruyante où l’on surmonte grandes déceptions et petites tragédies par un cœur bon et une âme généreuse. C’est là que grandit Swan, garçon manqué de onze ans qui déteste les jupes et adore jouer à la guerre avec ses frères. Une rencontre va bouleverser la vie de Swan et celle des siens : Blade a huit ans. Il a peur. Son père est un homme sadique, un monstre de violence et de cruauté. Un jour, c’est le coup de trop, un geste atroce, d’une horreur indicible. Pour les Moses, il y a urgence, il faut protéger l’enfant. Mais, face à l’effroyable désir de vengeance d’un être animé par le mal, tout l’amour du monde pourrait bien ne pas suffire…
Un autre énorme coup de coeur qui m’a souvent fait penser à “Beignets de tomates vertes” …
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Chine, 1937. Shanghai est le joyau de l’Asie, ville lumière, colorée et tumultueuse, abritant millionnaires et mendiants, patriotes et révolutionnaires, artistes et seigneurs de guerre. C’est aussi là que vivent les soeurs Chin, Pearl et May, magnifiques jeunes femmes, aisées et rebelles, aux tempéraments pourtant opposés. Mais l’insouciance s’arrête brutalement pour les deux soeurs le jour où leur père, ruiné, décide de les vendre à des Chinois de Californie, venus chercher des épouses en Chine. Alors que les bombes japonaises s’abattent sur leur ville natale, elles fuient leur pays. Démarre alors pour les deux jeunes femmes une nouvelle vie à Los Angeles où tentant de s’adapter au rêve américain, elles devront braver le racisme qui sévit aux Etats-Unis à cette époque.
Un roman magnifique qui m’a profondément ému. Une extraordinaire leçon de courage et de persévérance pour ne pas oublier dans chaque instant de nos vies « qu’il n’y a pas de catastrophe en dehors de la mort". Un énorme coup de coeur !
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Comme l’écrit Joseph Kessel dans la préface(collection Folio): “Ce livre est bref. Mais son pouvoir est long”.
Depuis longtemps je voulais découvrir ce célèbre ouvrage, devenu un classique de la littérature américaine. J’ai été un peu surprise par la trame de l’ histoire, sans grand intérêt à mon goût, ou du moins trop simpliste. Mais c’est souvent avec le plus simple que l’ on fait des merveilles! Pendant 170 pages, on suit l’histoire de George et Lenny, deux compagnons de fortune qui rêvent en secret d’avoir leur ferme à eux et de pouvoir en vivre. Au lieu de cela, ils vadrouillent de ranch en ranch pour se faire de l’argent. Cette amitié peu banale nous est relatée dans un ton assez drôle, au fil des dialogues l’auteur a su m’arracher quelques sourires tant par la naiveté désespérante de Lennie, que par la froideur bienveillante de son ami. Le personnage de Lennie est vraiment tordant, par moments j’avais l’impression de lire une pièce de théâtre absurde, avec des dialogues de sourds, où chacun s’imaginait déjà dans une vie paisible avec leur petit lopin de terre et bien sûr avec les lapins !
En peu de phrases bien campées, on s’imprègne de cette ambiance dans ce milieu agricole misérable, où la majorité des journaliers dépensent le jour ce qu’ ils ont gagné la journée dans les bars ou bordels de la ville. L’auteur aborde à travers les deux personnages centraux les liens d’ amitié qui peuvent exister dans les moments les plus difficiles, le soutien indéféctible que l’on peut recevoir, soutien qui peut se définir par le simple fait d’être présent pour l’autre. On pourrait presque les qualifier de vieux couple tellement leur soutien mutuel est fort. La fin est surprenante et très poignante et l’amitié atteint son paroxysme (même si on peut en discuter…).
Une belle leçon de vie et un classique à découvrir absolument !
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L’homme révolté parait en 1951. Dès les premières pages, le contexte est cinglant : « On estimera peut être qu’une époque qui, en cinquante ans, déracine, asservit ou tue soixante-dix millions d’êtres humains doit seulement, et d’abord, être jugée. » Naissance du spectacle de la déraison, la révolte est à la fois négation ça suffit !, mais aussi affirmation de valeurs j’ai le droit de !. Comment la révolte accomplit-elle sa révolution, installant les insoumis d’hier dans le rôle des tyrans de demain, au détriment des valeurs dont elle a elle-même fait la promesse ? Comment l’être humain est-il parvenu à s’accommoder du meurtre systématique, allant jusqu’à l’inscrire au cœur de ses institutions ? À l’heure des fascismes, nazismes, totalitarismes, dictatures communistes et autre États policier, l’innocence meurtrière est ainsi sommée de fournir ses explications.
L’ambition de cet essai est donc de relever ce défi. Les mécanismes de la révolte sont alors passés au crible. Critique des absolus ; critique de l’idéalisme ; critique du nihilisme ; critique des régicides ; critique des déicides ; critique du terrorisme individuel ; critique des terrorismes d’État ; critique de la téléologie révolutionnaire, etc. Albert Camus met ainsi en lumière différents mécanismes avec lesquels la révolution trahie la révolte, en niant son mouvement le plus pur l’existence d’une limite, jusqu’à l’assassiner, au profit d’un nihilisme total.
Au travers de l’homme révolté, Albert Camus offre non seulement une œuvre magistrale à l’humanité, mais aussi une grande leçon. Leçon provenant d’un des rares hommes ne s’étant pas réjouit d’avoir franchi un nouvel échelon dans la sauvagerie, au lendemain du 7 août 1945.
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Comment une vieille grange peut-elle être le point de départ d’un road-trip entre personnes suicidaires consentantes ? Tout simplement parce qu’elle se situe en Finlande et que là-bas, les habitants ont une manière assez radicale et étonnante de prendre en main leur existence… Deux suicidaires, tombés nez à nez dans cette étable, vont s’engager dans un projet funeste mais totalement loufoque et décalé : réunir le plus grand nombre de finlandais désespérés et de se lancer dans un périple en car à travers toute l’Europe, à la recherche de l’endroit idéal pour finir leurs vies de manière spectaculaire…
Si parler du suicide implique nécessairement de prendre des pincettes, Arto Paasilinna passe outre et nous livre un texte formidablement loufoque et déjanté, comme savent si bien le faire les auteurs finnois. On se prend immédiatement de sympathie pour ces différents personnages, dont les raisons de leur envie suicidaire sont décrites sans pathos, et on en vient à souhaiter la réussite de leur entreprise…Ce bouleversement dans les sentiments du lecteur est passablement déroutante mais jouissive, et cette manière d’appréhender un sujet délicat (un véritable fléau en Finlande) nous fait la fois voyager et prendre pleinement conscience de la nature humaine.
Un classique typique de la littérature et de l’humour finnois…A lire et à relire !
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fait partie d’un club fermé et qui raconte des histoires plus macabres les unes que les autres. J’ai moins aimé, mais les trois autres valent le détour !
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