Comme l’écrit Joseph Kessel dans la préface(collection Folio): “Ce livre est bref. Mais son pouvoir est long”.
Depuis longtemps je voulais découvrir ce célèbre ouvrage, devenu un classique de la littérature américaine. J’ai été un peu surprise par la trame de l’ histoire, sans grand intérêt à mon goût, ou du moins trop simpliste. Mais c’est souvent avec le plus simple que l’ on fait des merveilles! Pendant 170 pages, on suit l’histoire de George et Lenny, deux compagnons de fortune qui rêvent en secret d’avoir leur ferme à eux et de pouvoir en vivre. Au lieu de cela, ils vadrouillent de ranch en ranch pour se faire de l’argent. Cette amitié peu banale nous est relatée dans un ton assez drôle, au fil des dialogues l’auteur a su m’arracher quelques sourires tant par la naiveté désespérante de Lennie, que par la froideur bienveillante de son ami. Le personnage de Lennie est vraiment tordant, par moments j’avais l’impression de lire une pièce de théâtre absurde, avec des dialogues de sourds, où chacun s’imaginait déjà dans une vie paisible avec leur petit lopin de terre et bien sûr avec les lapins !
En peu de phrases bien campées, on s’imprègne de cette ambiance dans ce milieu agricole misérable, où la majorité des journaliers dépensent le jour ce qu’ ils ont gagné la journée dans les bars ou bordels de la ville. L’auteur aborde à travers les deux personnages centraux les liens d’ amitié qui peuvent exister dans les moments les plus difficiles, le soutien indéféctible que l’on peut recevoir, soutien qui peut se définir par le simple fait d’être présent pour l’autre. On pourrait presque les qualifier de vieux couple tellement leur soutien mutuel est fort. La fin est surprenante et très poignante et l’amitié atteint son paroxysme (même si on peut en discuter…).
Une belle leçon de vie et un classique à découvrir absolument !
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